• Julien Grange

Propriétaires & coworking : je t’aime, moi non plus



WeWork est sur le point de devenir le plus important locataire privé de surfaces de bureaux de la ville de Londres, avec plus de 102’000 m2 sous contrat1. Ne serait-ce que dans le centre de la ville, plus de 230’000 m2 d’espaces de coworking ont ouvert leurs portes en 2017, portant le total à plus de 4% de l’état locatif total des surfaces de bureaux2. S’il est une tendance qu’aucun propriétaire ne saurait nier, c’est bien celle de la prolifération des espaces de coworking. Comme expliqué dans un précédent article3, ils représentent pour les travailleurs de la connaissance la même révolution que fût l’usine de Ford et Taylor pour les travailleurs manuels. Cette nouvelle vision de l’espace de travail semble attiser les convoitises de toutes les couches de l’économie et leur présence sur le marché de la location est en constante croissance. Ce qui est aujourd’hui intéressant d’observer est l’attitude des propriétaires face à ce phénomène. Jusque-là, la plupart de ces derniers s’étant lancés dans l’aventure l’ont fait simplement en louant leurs espaces à des opérateurs de coworking existants à travers des baux traditionnels de longue durée. Mais au fur et à mesure que le marché croît et murit, beaucoup d’entre eux – reluquant les retours attractifs des opérateurs – pensent à prendre le train en marche. British Land – un des plus importants propriétaires d’Angleterre – vient par exemple de lancer son propre opérateur: Storey4. Blackstone vient lui de devenir actionnaire majoritaire de TOG (The Office Group)5. Le choix est toutefois plus complexe qu’il n’y paraît. Intégrer le coworking à son portefeuille immobilier se décline en 3 stratégies bien distinctes et il convient de les passer une à une à la loupe avant toute prise de décision hâtive.


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